Sur la route de Madison : tous les chemins mènent à la cuisine

Allez, soyons fous. Même si l’automne est bel et bien installé, j’ai envie de parler de vacances aujourd’hui. Plus particulièrement de ces expériences aussi fugaces qu’intenses que sont les amours de vacances. Car c’est à ça que m’a fait penser le film Sur la route de Madison. Une histoire d’amour somme toute très brève mais d’une intensité telle qu’elle marque une vie entière.

Sauf que, vous commencez à me connaître, il y a aussi une très belle histoire de cuisine dans ce film ! Et comme j’aime le rappeler dans ce blog, la cuisine y joue encore une fois un second rôle essentiel. Voyez plutôt…

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Spécial Bac philo : « Les Dieux sont aussi dans la cuisine. »

Aujourd’hui c’est l’épreuve de philo pour ceux qui passent le bac. Gnark gnark gnark !
Parce qu’un peu de compassion ne fait pas de mal, et qu’au moins je suis certaine que les correcteurs sont trop occupés pour venir vérifier ce que j’écris, je participe à mon niveau à l’effort national. Oui je vais parler philo, mais rassurez-vous cela ne va pas faire mal. Enfin pas longtemps. Il se trouve qu’un de mes maîtres philosophes, Aristote, parle de la cuisine. Non seulement il évoque la cuisine dans son œuvre, mais en plus il dit tout comme moi le coquin. Je peux même affirmer que s’il était vivant, Aristote serait tout simplement abonné à De Coquina Rerum, il likerait à tout-va mes posts. Mon cher confrère a en effet, tout comme la ligne éditoriale de ce blog, admis que la cuisine était un lieu où l’on trouvait la vie, la beauté, la Nature.

« Les Dieux sont aussi dans la cuisine. »

Cette citation est tirée de son livre Les Parties des Animaux (oui je sais, ça m’a fait pareil, mais j’y peux rien).

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Les Parties des Animaux, Aristote (allégorie).

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Michel Galabru : quelques souvenirs avec ses passages en cuisine

Ce début d’année voit la disparition de Michel Galabru, figure franche et joviale de notre patrimoine artistique. Avec sa voix reconnaissable entre toutes, son regard tendre et accrocheur, il aura accompagné plusieurs générations au théâtre et au cinéma. Pour lui rendre hommage « à ma façon », je vous ai concocté une petite sélection de 3 scènes où Michel Galabru est en cuisine.lavare-1 Lire la suite

Vous c’est biscotte/salade, moi c’est Livarot/Beaujolais.

Alors oui, là c’est sûr, je risque de me fâcher avec mon public Télérama, de rater l’interview de Jean d’Ormesson que j’espérais tant décrocher un de ces jours (autant qu’un rire de Michel Onfray, c’est vous dire), de décevoir mes amis bobos (ah si, on en a tous !) qui ne me regarderont plus jamais pareil, mais tant pis, je fais mon coming out : j’aime les films de Louis de Funès. Lire la suite

Hommage à la cuisine en dessins. Et inversement.

Depuis le 7 janvier dernier on assiste à une espèce de contribution nationale autour de la liberté d’expression, du droit à la caricature et à la satire. Telle une Idéfix, tout le monde recherche les précurseurs et on entend à juste titre beaucoup parler de Voltaire. Nul doute que ça le ferait bien marrer, le vieux Fran-co-quin !
Je ne dis pas que Voltaire Iznogoud, au contraire, mais j’ai aussi en mémoire le message de Victor Hugo Pratt dans ce poème tiré des Châtiments : Sonnez, sonnez toujours, clairons de la pensée. Lire la suite

En cuisine Simon !

Je vous propose de jeter un regard coquina sur la série Mentalist. Vous allez voir que la cuisine y joue un rôle important et récurrent, et pas seulement parce que le héros principal est interprété par un acteur australien du nom de Simon Baker*.

Synopsis non officiel et subjectif

Patrick Jane a un passé d’escroc polymorphe. Après avoir été formé dans un cirque, il a une première partie d’existence pendant laquelle il profite de ses talents indéniables qui lui permettent de gagner sa vie en arnaquant des personnes crédules ou vulnérables : il est tour à tour magicien, médium, hypnotiseur, mage, etc. Il est surtout fin observateur du comportement humain, des gestes ou mimiques qui trahissent, profondément sûr de lui et sans gêne. Lire la suite

On n’est quand même pas venu pour beurrer les sandwichs ?

Les tontons flingueurs, film français de Georges Lautner de 1963, d’après le roman Grisbi or not grisbi d’Albert Simonin . Dialogues de Michel Audiard.

Pitch du film

Louis dit Le Mexicain, un chef truand, revient à Paris pour caner dans des draps propres. Il lègue ses affaires ainsi que la tutelle de sa fille Patricia, qui officiellement ignore toujours le corps de métier paternel, à Fernand Naudin (Lino Ventura) son ancien complice.
Au premier abord Fernand est perplexe face à cette promotion, car il est depuis des années rangé des voitures et paisible entrepreneur à Montauban.
Tapis dans l’ombre, d’autres comparses espéraient hériter de la gérance et surtout de l’usufruit des affaires courantes. S’installe rapidement un jeu de tensions, chacun se revendiquant légitimement Calife à la place du Calife.
Les argumentations et négociations se font alors par le biais de coups fourrés et autres courtoisies, éliminations, traquenards, tout le monde voulant reprendre la main et la tête du réseau.
Fernand, homme de parole, d’honneur et à la rigueur toute personnelle, décide finalement d’honorer les dernières volontés de son ami, d’autant que ses troupes se permettent d’être de mauvais payeurs et d’afficher une loyauté très approximative…
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