Aristide Bergès cuisine la houille blanche et sert des pâtes… à papier

Depuis que j’ai imaginé ce blog, je ne regarde plus les endroits que je visite de la même façon. Alors quand je vais dans un musée qui s’appelle « maison », je me dis tout de suite : « OK, où est la cuisine ? ». Et je suis curieuse de savoir tout ce qui a pu se passer dedans. Pas vous ? Tant pis, je vous le dirai quand même, na ! Allez c’est parti. Cette semaine je vous emmène au Musée de la Houille Blanche qui se trouve dans la Maison Bergès à Lancey.

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Hommage à la cuisine en dessins. Et inversement.

Depuis le 7 janvier dernier on assiste à une espèce de contribution nationale autour de la liberté d’expression, du droit à la caricature et à la satire. Telle une Idéfix, tout le monde recherche les précurseurs et on entend à juste titre beaucoup parler de Voltaire. Nul doute que ça le ferait bien marrer, le vieux Fran-co-quin !
Je ne dis pas que Voltaire Iznogoud, au contraire, mais j’ai aussi en mémoire le message de Victor Hugo Pratt dans ce poème tiré des Châtiments : Sonnez, sonnez toujours, clairons de la pensée. Lire la suite

Chem cheminée, chem cheminée, chem chem chérie !

frisechemineeOn a vu dans un précédent article combien la découverte du feu avait été essentielle dans l’apparition de notre cuisine d’aujourd’hui. D’abord sur un plan sanitaire, nous permettant de manger des aliments plus variés, cuits, conservables, transportables, etc. Mais aussi sur un plan sociétal, nous obligeant à nous rassembler en un lieu pour en bénéficier ensemble et partager ses vertus de survie. La cohabitation et la convivialité en sont nées, avec plus ou moins de bonheur. Une autre invention va constituer une découverte majeure dans cette histoire : la cheminée*. Lire la suite

Ce soir c’est réveillon : the place to be, c’est en cuisine !

Comment ne pas parler de la cuisine en ce jour de réveillon ? Je pense à vous qui, en ce dernier jour de l’année, allez passer un temps plus ou moins long, plus ou moins volontairement, plus ou moins seul(e) dans cette pièce racontée au fil des pages de ce blog. Ce soir je vous imaginerai, chacun dans son rôle, chacun dans son rapport à la cuisine. Et encore une fois cela en dira beaucoup de vous. Lire la suite

Francis, l’homme qui roule sur l’eau

Je suis ravie d’inaugurer cette rubrique avec la rencontre de Francis Lamotte. Il vit dans le Grésivaudan, nous sommes quasi voisins, mais la tête et le cœur de Francis sont toujours en préparation d’ailleurs. Il me reçoit chez lui pour me raconter, entre autre, son tour du monde à moto. J’étais curieuse d’entendre ses anecdotes de cuisines de par le monde… Lire la suite

Avis de recherche

Pour un prochain article, je recherche une pièce de théâtre anglaise :
« La Cuisine » d’Arnold Wesker
La dernière édition chez Gallimard n’est plus disponible, et ma bibliothèque locale ne l’a pas en rayon. Si jamais cette pièce trône quelque part autour de vous, j’accepte tout prêt, don, et autre crowdbooking ;-). Merci !

Je reviens vite, j’ai rencontré un citoyen du monde qui veut inverser la tectonique des plaques…

La douleur faite [aux] femmes

Il y a quarante ans l’Assemblée Nationale française votait la loi Simone Veil, qui dépénalise et encadre l’avortement dans notre pays. Il ne s’agissait pas d’inciter ou de banaliser, mais simplement de ne plus ajouter de drame à ce choix (si l’on considère que cela peut en être un) toujours douloureux et tragique.

En tant que lieu de vie, longtemps pièce unique d’une habitation, la cuisine fût aussi le théâtre de ces « affaires de femmes ». Parce qu’on y trouvait le feu, pour faire bouillir de l’eau, une table, des instruments tristement utiles dans ces cas-là, mais aussi parce que cela reste une histoire de femmes ; les témoignages poignants sur ces « avortements de cuisine » ne sont pas rares. Lire la suite

En cuisine Simon !

Je vous propose de jeter un regard coquina sur la série Mentalist. Vous allez voir que la cuisine y joue un rôle important et récurrent, et pas seulement parce que le héros principal est interprété par un acteur australien du nom de Simon Baker*.

Synopsis non officiel et subjectif

Patrick Jane a un passé d’escroc polymorphe. Après avoir été formé dans un cirque, il a une première partie d’existence pendant laquelle il profite de ses talents indéniables qui lui permettent de gagner sa vie en arnaquant des personnes crédules ou vulnérables : il est tour à tour magicien, médium, hypnotiseur, mage, etc. Il est surtout fin observateur du comportement humain, des gestes ou mimiques qui trahissent, profondément sûr de lui et sans gêne. Lire la suite

On n’est quand même pas venu pour beurrer les sandwichs ?

Les tontons flingueurs, film français de Georges Lautner de 1963, d’après le roman Grisbi or not grisbi d’Albert Simonin . Dialogues de Michel Audiard.

Pitch du film

Louis dit Le Mexicain, un chef truand, revient à Paris pour caner dans des draps propres. Il lègue ses affaires ainsi que la tutelle de sa fille Patricia, qui officiellement ignore toujours le corps de métier paternel, à Fernand Naudin (Lino Ventura) son ancien complice.
Au premier abord Fernand est perplexe face à cette promotion, car il est depuis des années rangé des voitures et paisible entrepreneur à Montauban.
Tapis dans l’ombre, d’autres comparses espéraient hériter de la gérance et surtout de l’usufruit des affaires courantes. S’installe rapidement un jeu de tensions, chacun se revendiquant légitimement Calife à la place du Calife.
Les argumentations et négociations se font alors par le biais de coups fourrés et autres courtoisies, éliminations, traquenards, tout le monde voulant reprendre la main et la tête du réseau.
Fernand, homme de parole, d’honneur et à la rigueur toute personnelle, décide finalement d’honorer les dernières volontés de son ami, d’autant que ses troupes se permettent d’être de mauvais payeurs et d’afficher une loyauté très approximative…
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Une proximité contre-nature ?

La période abordée dans l’article sera précisée grâce à cette frise du plus bel effet. Ici, petit clin d’œil à Capitaine Caverne (créateurs : Joe Ruby et Ken Spears), vrai témoin de son temps.

Bien sûr, on n’est pas à l’abri de nouvelles découvertes et d’avoir de belles surprises, mais disons qu’on ne distinguera de « cuisine » qu’à partir du moment où les prémices d’une société se mettent en place.
Alors forcément, moi qui voulais remonter à la caverne, mon propos ne sera pas très riche sur cette période… Si on en profitait pour s’instruire et s’interroger dans la bonne humeur ?
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