Revue de presse #2

Mise à jour, le 9 septembre 2015

Et voilà, j’ai passé un moment très agréable en compagnie de Michèle Caron à France Bleu Isère. Nous avons parlé du blog pendant 30 minutes, en mettant l’accent sur les articles qui évoquent plus particulièrement le patrimoine isérois.francebleuisere1Je vous remercie tous du fond du coeur pour vos encouragements et vos compliments à l’occasion de cette expérience médiatique !

Pour celles et ceux qui n’ont pas eu la possibilité d’entendre l’émission en direct, ou les artistes qui veulent sampler « De Coquina Rerum » ;-), voici  la captation audio :

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Revue de presse #1

Comment dire…
La première fois ça doit faire toujours un peu bizarre, c’est sûr.
Maintenant que la surprise est passée, si je ne partage pas ça avec vous, avec qui je pourrais ?
Je viens en effet de recevoir une volée d’encouragements et d’ondes positives de la part d’Isère Culture, le portail culturel du Département.
Un post sur leur page Facebook, un tweet bien envoyé, et hop, mes chevilles de Coquina ne savent plus dans quelle casserole se mettre ! Lire la suite

Au cœur du château de Vizille, une grande cuisine au service du pouvoir

J’aime bien aller à Vizille en cette saison. Je prends la route d’Uriage-lès-Bains et je suis tout de suite dépaysée ; par rapport à ma vallée j’entends. En plus, quand on s’approche de Vizille, vers Vaulnaveys-le-Haut, ça sent l’ail des ours. Alors c’est là que j’ouvre les fenêtres de ma voiture et que je profite de cette odeur familière qui me rappelle mon enfance à l’orée d’un bois.

Vizille_cuisine_cheminée Lire la suite

Contre-sens, tout contre #1* : La cuisinière du radeau de la Méduse

Il est des événements de l’histoire pour lesquels on ne sait pas trop s’il faut tout savoir, tout raconter, ou au contraire tout faire pour oublier. Parce qu’on sait que ce que l’on va apprendre ne va pas nous plaire, mais pas du tout. Mais vous savez bien que quand on en est là, soit on en sait trop, soit pas assez. Le cerveau n’efface pas l’information même minime, le point d’interrogation en liberté. Quand on dit à un enfant « ne regarde pas là » c’est évidemment plus fort que lui. C’est comme le coup de la pomme, l’interdiction, la punition, et patati et patata, de toute façon à la fin c’est toujours la femme qui trinque. Bon je m’égare. Quoique

Le radeau de la Méduse pour moi c’est ça. Je savais, en gros, que le tableau de Géricault provenait d’une histoire vraie, que cette histoire ne valorisait pas franchement l’humanité, mais sans savoir vraiment pourquoi. Ça faisait longtemps que j’avais envie de connaître les tenants et les aboutissants de cet épisode tragique. Lire la suite

Hector Berlioz, du flageolet à l’Opéra : tout un programme, en cuisine aussi !

Quand on vous dit « Berlioz », vous pensez quoi là tout de suite ? Les plus calés sauront citer son art, son talent, peut-être même quelques œuvres, musicales ou littéraires.
Les plus pragmatiques (et anciens !) se rappelleront du vieux billet de 10 francs.

berlioz_10francsMoi quand j’entends « Berlioz », je ne peux pas m’empêcher en plus de voir Stanislas Lefort et Méphistophélès dans la grande salle de l’Opéra de Paris. La fameuse scène de La Grande Vadrouille, Louis de Funès en chef d’orchestre qui dirige La Marche Hongroise, extraite de la Damnation de Faust. Et sa réponse à ceux qui perturbent son travail :

« Je ne veux personne dans la salle lorsque je travaille, je ne veux que Berlioz, et moi. »

On arrive à Berlioz par le chemin qu’on veut, l’important étant d’y arriver, non ? Lire la suite

Vous c’est biscotte/salade, moi c’est Livarot/Beaujolais.

Alors oui, là c’est sûr, je risque de me fâcher avec mon public Télérama, de rater l’interview de Jean d’Ormesson que j’espérais tant décrocher un de ces jours (autant qu’un rire de Michel Onfray, c’est vous dire), de décevoir mes amis bobos (ah si, on en a tous !) qui ne me regarderont plus jamais pareil, mais tant pis, je fais mon coming out : j’aime les films de Louis de Funès. Lire la suite

Aristide Bergès cuisine la houille blanche et sert des pâtes… à papier

Depuis que j’ai imaginé ce blog, je ne regarde plus les endroits que je visite de la même façon. Alors quand je vais dans un musée qui s’appelle « maison », je me dis tout de suite : « OK, où est la cuisine ? ». Et je suis curieuse de savoir tout ce qui a pu se passer dedans. Pas vous ? Tant pis, je vous le dirai quand même, na ! Allez c’est parti. Cette semaine je vous emmène au Musée de la Houille Blanche qui se trouve dans la Maison Bergès à Lancey.

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Hommage à la cuisine en dessins. Et inversement.

Depuis le 7 janvier dernier on assiste à une espèce de contribution nationale autour de la liberté d’expression, du droit à la caricature et à la satire. Telle une Idéfix, tout le monde recherche les précurseurs et on entend à juste titre beaucoup parler de Voltaire. Nul doute que ça le ferait bien marrer, le vieux Fran-co-quin !
Je ne dis pas que Voltaire Iznogoud, au contraire, mais j’ai aussi en mémoire le message de Victor Hugo Pratt dans ce poème tiré des Châtiments : Sonnez, sonnez toujours, clairons de la pensée. Lire la suite

Chem cheminée, chem cheminée, chem chem chérie !

frisechemineeOn a vu dans un précédent article combien la découverte du feu avait été essentielle dans l’apparition de notre cuisine d’aujourd’hui. D’abord sur un plan sanitaire, nous permettant de manger des aliments plus variés, cuits, conservables, transportables, etc. Mais aussi sur un plan sociétal, nous obligeant à nous rassembler en un lieu pour en bénéficier ensemble et partager ses vertus de survie. La cohabitation et la convivialité en sont nées, avec plus ou moins de bonheur. Une autre invention va constituer une découverte majeure dans cette histoire : la cheminée*. Lire la suite

La douleur faite [aux] femmes

Il y a quarante ans l’Assemblée Nationale française votait la loi Simone Veil, qui dépénalise et encadre l’avortement dans notre pays. Il ne s’agissait pas d’inciter ou de banaliser, mais simplement de ne plus ajouter de drame à ce choix (si l’on considère que cela peut en être un) toujours douloureux et tragique.

En tant que lieu de vie, longtemps pièce unique d’une habitation, la cuisine fût aussi le théâtre de ces « affaires de femmes ». Parce qu’on y trouvait le feu, pour faire bouillir de l’eau, une table, des instruments tristement utiles dans ces cas-là, mais aussi parce que cela reste une histoire de femmes ; les témoignages poignants sur ces « avortements de cuisine » ne sont pas rares. Lire la suite