Chez le Pèr’Gras, l’ancienne cuisine veille au grain

Chez le Pèr’Gras, c’est une véritable institution à Grenoble. Perché sur les hauteurs de la Bastille, le restaurant gastronomique contemple, observe avec un regard à la fois détaché et bienveillant la capitale des Alpes. Au-delà d’une seule situation stratégique, l’histoire de l’établissement et celle de la ville se côtoient et se nourrissent depuis maintenant 120 ans.

Témoin privilégié et préservé ayant vu grandir 5 générations de Gras et autant de grenoblois, l’ancienne cuisine est encore aujourd’hui une pièce essentielle dans l’établissement. Avec ce petit détail en plus : elle a conservé son aménagement de 1959, année de création du restaurant actuel.

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Posé à flanc de montagne, le restaurant offre une vue imprenable sur Grenoble et ses environs. Photo : Chez le Pèr’Gras

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Virieu, la forteresse tranquille

Aujourd’hui je vous emmène dans le nord-Isère, dans ce que les gens d’ici appellent « les terres froides ». C’est une réalité, le climat y est sévère, mais c’est aussi pour les yeux un régal de couleurs au fil des saisons. Les monts y sont bien moins hauts et bien plus doux que du côté de ma vallée, alors j’en profite aussi pour rééduquer mon regard à l’horizon lointain… C’est à la faveur de ce paysage préservé que toute la majesté et la puissance du Château de Virieu s’impose au détour d’un virage. Une brèche dans l’espace-temps. Une déconnexion consentante s’impose ; ça tombe bien parce que ça fait déjà un petit moment que le portable a démissionné .

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Photo De Coquina Rerum

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Spécial Bac philo : « Les Dieux sont aussi dans la cuisine. »

Aujourd’hui c’est l’épreuve de philo pour ceux qui passent le bac. Gnark gnark gnark !
Parce qu’un peu de compassion ne fait pas de mal, et qu’au moins je suis certaine que les correcteurs sont trop occupés pour venir vérifier ce que j’écris, je participe à mon niveau à l’effort national. Oui je vais parler philo, mais rassurez-vous cela ne va pas faire mal. Enfin pas longtemps. Il se trouve qu’un de mes maîtres philosophes, Aristote, parle de la cuisine. Non seulement il évoque la cuisine dans son œuvre, mais en plus il dit tout comme moi le coquin. Je peux même affirmer que s’il était vivant, Aristote serait tout simplement abonné à De Coquina Rerum, il likerait à tout-va mes posts. Mon cher confrère a en effet, tout comme la ligne éditoriale de ce blog, admis que la cuisine était un lieu où l’on trouvait la vie, la beauté, la Nature.

« Les Dieux sont aussi dans la cuisine. »

Cette citation est tirée de son livre Les Parties des Animaux (oui je sais, ça m’a fait pareil, mais j’y peux rien).

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Les Parties des Animaux, Aristote (allégorie).

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Au Château de Sassenage, on visite la cuisine de Mélusine

À Sassenage, à côté de Grenoble, j’avais découvert la somptueuse cuisine du château à l’occasion des Journées du Patrimoine. Fraîchement restaurée, remplie de trésors et d’accessoires tous plus ingénieux, remarquablement conservés et mis en valeur, cette pièce nous en apprend beaucoup sur l’histoire de la cuisine et je m’étais promis d’y retourner pour en savoir encore plus. C’est chose faite, ma curiosité a été récompensée et je suis heureuse de partager ma visite avec vous aujourd’hui.

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Le Château de Sassenage (photo : Château de Sassenage)

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Au cœur du château de Vizille, une grande cuisine au service du pouvoir

J’aime bien aller à Vizille en cette saison. Je prends la route d’Uriage-lès-Bains et je suis tout de suite dépaysée ; par rapport à ma vallée j’entends. En plus, quand on s’approche de Vizille, vers Vaulnaveys-le-Haut, ça sent l’ail des ours. Alors c’est là que j’ouvre les fenêtres de ma voiture et que je profite de cette odeur familière qui me rappelle mon enfance à l’orée d’un bois.

Vizille_cuisine_cheminée Lire la suite

Chem cheminée, chem cheminée, chem chem chérie !

frisechemineeOn a vu dans un précédent article combien la découverte du feu avait été essentielle dans l’apparition de notre cuisine d’aujourd’hui. D’abord sur un plan sanitaire, nous permettant de manger des aliments plus variés, cuits, conservables, transportables, etc. Mais aussi sur un plan sociétal, nous obligeant à nous rassembler en un lieu pour en bénéficier ensemble et partager ses vertus de survie. La cohabitation et la convivialité en sont nées, avec plus ou moins de bonheur. Une autre invention va constituer une découverte majeure dans cette histoire : la cheminée*. Lire la suite