Chez le Pèr’Gras, l’ancienne cuisine veille au grain

Chez le Pèr’Gras, c’est une véritable institution à Grenoble. Perché sur les hauteurs de la Bastille, le restaurant gastronomique contemple, observe avec un regard à la fois détaché et bienveillant la capitale des Alpes. Au-delà d’une seule situation stratégique, l’histoire de l’établissement et celle de la ville se côtoient et se nourrissent depuis maintenant 120 ans.

Témoin privilégié et préservé ayant vu grandir 5 générations de Gras et autant de grenoblois, l’ancienne cuisine est encore aujourd’hui une pièce essentielle dans l’établissement. Avec ce petit détail en plus : elle a conservé son aménagement de 1959, année de création du restaurant actuel.

pano_per_gras2

Posé à flanc de montagne, le restaurant offre une vue imprenable sur Grenoble et ses environs. Photo : Chez le Pèr’Gras

Lire la suite

Virieu, la forteresse tranquille

Aujourd’hui je vous emmène dans le nord-Isère, dans ce que les gens d’ici appellent « les terres froides ». C’est une réalité, le climat y est sévère, mais c’est aussi pour les yeux un régal de couleurs au fil des saisons. Les monts y sont bien moins hauts et bien plus doux que du côté de ma vallée, alors j’en profite aussi pour rééduquer mon regard à l’horizon lointain… C’est à la faveur de ce paysage préservé que toute la majesté et la puissance du Château de Virieu s’impose au détour d’un virage. Une brèche dans l’espace-temps. Une déconnexion consentante s’impose ; ça tombe bien parce que ça fait déjà un petit moment que le portable a démissionné .

chateau de virieu

Photo De Coquina Rerum

Lire la suite

Au Château du Touvet, on n’est pas à court de jardins secrets

Ah le Château du Touvet, quelle splendeur ! En pleine vallée du Grésivaudan, à quelques encablures de la Savoie, c’est un bijou à fleur de Chartreuse qui trône en tête à tête avec la chaîne de Belledonne. Qui est le plus grand ? Personne n’a jamais osé répondre. La machine à remonter le temps fait effet dès qu’on empreinte l’immense allée d’arbres, avec en point de mire cet élégant château du XVIIIe siècle. Déjà de loin les toitures annoncent la couleur car elles brillent d’un éclat sans pareil avec leurs tuiles vernissées. Attention pépite !

© Château du Touvet

© Château du Touvet

Lire la suite

Au Château de Sassenage, on visite la cuisine de Mélusine

À Sassenage, à côté de Grenoble, j’avais découvert la somptueuse cuisine du château à l’occasion des Journées du Patrimoine. Fraîchement restaurée, remplie de trésors et d’accessoires tous plus ingénieux, remarquablement conservés et mis en valeur, cette pièce nous en apprend beaucoup sur l’histoire de la cuisine et je m’étais promis d’y retourner pour en savoir encore plus. C’est chose faite, ma curiosité a été récompensée et je suis heureuse de partager ma visite avec vous aujourd’hui.

copyright chateau de sassenage

Le Château de Sassenage (photo : Château de Sassenage)

Lire la suite

Ortillopitz, la maison basque

Quand on a un esprit et des yeux de coquina, vous pensez bien que ce ne sont pas quelques jours de vacances qui vont venir à bout de ses vices. Chassez le naturel, il revient au frigo galop !

En vadrouille en plein Pays Basque, à quelques encablures de l’Espagne, j’ai eu la chance de visiter une maison basque typique du XVIIe siècle.

Ortillopitz_1

Ortillopitz signifie « la colline où l’on trouve de la marne ».

Ortillopitz se trouve à Sare dans les Pyrénées-Atlantiques, c’est à une dizaine de kilomètres de Saint-Jean-de-Luz dans les terres. Ici la visite est forcément guidée, ce qui permet d’en apprendre autant sur la vie des habitants de la maison que sur les coutumes, traditions et modes de vie des basques.

Lire la suite

Au cœur du château de Vizille, une grande cuisine au service du pouvoir

J’aime bien aller à Vizille en cette saison. Je prends la route d’Uriage-lès-Bains et je suis tout de suite dépaysée ; par rapport à ma vallée j’entends. En plus, quand on s’approche de Vizille, vers Vaulnaveys-le-Haut, ça sent l’ail des ours. Alors c’est là que j’ouvre les fenêtres de ma voiture et que je profite de cette odeur familière qui me rappelle mon enfance à l’orée d’un bois.

Vizille_cuisine_cheminée Lire la suite

Hector Berlioz, du flageolet à l’Opéra : tout un programme, en cuisine aussi !

Quand on vous dit « Berlioz », vous pensez quoi là tout de suite ? Les plus calés sauront citer son art, son talent, peut-être même quelques œuvres, musicales ou littéraires.
Les plus pragmatiques (et anciens !) se rappelleront du vieux billet de 10 francs.

berlioz_10francsMoi quand j’entends « Berlioz », je ne peux pas m’empêcher en plus de voir Stanislas Lefort et Méphistophélès dans la grande salle de l’Opéra de Paris. La fameuse scène de La Grande Vadrouille, Louis de Funès en chef d’orchestre qui dirige La Marche Hongroise, extraite de la Damnation de Faust. Et sa réponse à ceux qui perturbent son travail :

« Je ne veux personne dans la salle lorsque je travaille, je ne veux que Berlioz, et moi. »

On arrive à Berlioz par le chemin qu’on veut, l’important étant d’y arriver, non ? Lire la suite

Aristide Bergès cuisine la houille blanche et sert des pâtes… à papier

Depuis que j’ai imaginé ce blog, je ne regarde plus les endroits que je visite de la même façon. Alors quand je vais dans un musée qui s’appelle « maison », je me dis tout de suite : « OK, où est la cuisine ? ». Et je suis curieuse de savoir tout ce qui a pu se passer dedans. Pas vous ? Tant pis, je vous le dirai quand même, na ! Allez c’est parti. Cette semaine je vous emmène au Musée de la Houille Blanche qui se trouve dans la Maison Bergès à Lancey.

Lire la suite

Ce soir c’est réveillon : the place to be, c’est en cuisine !

Comment ne pas parler de la cuisine en ce jour de réveillon ? Je pense à vous qui, en ce dernier jour de l’année, allez passer un temps plus ou moins long, plus ou moins volontairement, plus ou moins seul(e) dans cette pièce racontée au fil des pages de ce blog. Ce soir je vous imaginerai, chacun dans son rôle, chacun dans son rapport à la cuisine. Et encore une fois cela en dira beaucoup de vous. Lire la suite

La douleur faite [aux] femmes

Il y a quarante ans l’Assemblée Nationale française votait la loi Simone Veil, qui dépénalise et encadre l’avortement dans notre pays. Il ne s’agissait pas d’inciter ou de banaliser, mais simplement de ne plus ajouter de drame à ce choix (si l’on considère que cela peut en être un) toujours douloureux et tragique.

En tant que lieu de vie, longtemps pièce unique d’une habitation, la cuisine fût aussi le théâtre de ces « affaires de femmes ». Parce qu’on y trouvait le feu, pour faire bouillir de l’eau, une table, des instruments tristement utiles dans ces cas-là, mais aussi parce que cela reste une histoire de femmes ; les témoignages poignants sur ces « avortements de cuisine » ne sont pas rares. Lire la suite